10 étapes pour apprendre à être pleinement soi-même

Il m’a fallu 30 ans pour comprendre que je n’avais quasiment jamais été moi-même.


Être soi-même… le sujet de toute une vie qui, sans le savoir, est au cœur de toutes nos activités.


Dans tous les domaines, au travail, en famille, en amour ou en amitié, nous avons été éduqués, parfois même formatés, à être les personnes que nous sommes devenues.


Nous grandissons en nous nourrissant des codes que nos parents, notre culture et la société veulent bien nous inculquer, avec très rarement la possibilité de nous découvrir et de nous laisser exprimer réellement qui l’on est.


Car en nous inculquant dès notre enfance comment nous comporter, ce qu’il serait judicieux de faire ou non selon chaque situation, nos acquis ne-sont-ils pas d’emblée biaisés par la vision de ceux qui nous entourent ?

C’est avec une grande tristesse que je vois aujourd’hui s’ajouter à cela, internet et la grande bataille des réseaux sociaux ; le plus aimé, le plus riche, le plus beau.


Celui ou celle qui rentre le mieux dans les petites cases et qui se rapproche au mieux du monde qui a été créé.


Ce fut un long travail pour moi que d’apprendre à être complètement moi-même et je ne vais pas vous mentir, j’en apprends encore !


Mais aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous les 10 étapes qui m’ont permis de me rapprocher toujours plus de celle que je suis réellement.

Ces étapes qui m’ont permis d’avancer petit à petit, à mon rythme, et de gagner chaque jour plus en confiance.



1- LA PRISE DE CONSCIENCE

La première étape est tout d’abord celle de la prise de conscience, car il est bien difficile parfois, de se rendre compte que nos actions sont de l’ordre de l’automatisme, plutôt que de celui d’un réel choix personnel.


Savoir si l’on est réellement nous-mêmes, ou si nous sommes restés à l’image que les autres ont bien voulu créer de nous, n’est pas mince affaire.

C’est pourquoi, j’ai souhaité pour l’occasion, vous préparer un mini questionnaire qui, je l’espère, saura vous guider.


Alors à vos marques, prêts, partez !


10 Questions à vous poser pour savoir si vous vous autorisez à être pleinement vous-mêmes :

- Me suis-je déjà empêché(e) de faire qqch que j’avais vraiment envie de faire ?


- Au contraire, ai-je déjà fait des choses que je me suis senti(e) obligé(e) de faire ?


- Suis-je capable de dire non ?


- Suis-je capable d’exprimer mon opinion ?


- Ai-je déjà inventé une excuse pour me sortir d’une situation parce que je n’étais pas à l’aise d'exprimer la vraie raison ?


- Ai-je peur du regard ou du jugement des autres ?


- Malgré ce que je pense être juste, malgré ma voix intérieure, est-ce que je choisis de faire ce qui est le plus commun, car je doute de moi en allant à l’encontre de la majorité ?


- Me suis-je déjà laisser dissuader d’une idée, après m’être confronté(e) aux opinions des autres ?


- Suis-je toujours d’accord avec tout le monde ?


- Ai-je déjà délaissé ma personnalité, me suis-je déjà effacé(e), pour éviter un conflit ou simplement, pour m’entendre avec quelqu’un ?


Je serais vraiment très heureuse de savoir que vous ne vous reconnaissez dans AUCUNE de ces questions, mais je doute que vous soyez très nombreu(x)ses...

Si tel est le cas, vous semblez alors être pleinement vous-mêmes en toute situation !


Pour les autres, je vous propose de passer maintenant aux étapes qui m’ont permis de balayer au fur et à mesure certaines de ces questions.



2- LA DÉCONSTRUCTION

La phase de déconstruction fut pour moi à la fois la phase la plus inconfortable et la plus gratifiante de tout le processus ; car pour arriver à votre but, il vous faudra évidemment sortir petit à petit de votre zone de confort.


Mais quel satisfaction de se voir réussir chaque mini challenge que l’on s’est lancé …


Et si on commençait donc par repérer ces petits moments d’inconfort ?

Ces moments pendant lesquels vous sentez que vos mots, vos actions et vos désirs ne sont pas en accord.



Et croyez-moi, vous les sentirez ! Car c’est bel et bien une sensation qui envahit tout notre corps ...


Je vous propose ensuite de prendre un instant, pourquoi pas même un stylo et un papier, pour faire le point, et vous poser les questions qui vous mèneront pas à pas à la reconstruction.


Dressez une première colonne qui consisterait à mettre à plat le passé et le présent :


- Que m’a-t-on inculqué en grandissant ? Quelles valeurs, quelle éducation, quels comportements ?

- Quelles sont les choses que je fais automatiquement sans m’être jamais posée de question (je pense notamment aux actions de groupe, de clan familial, amical ou professionnel) ?

- Avec quoi suis-je en accord ou en désaccord ? Vous pouvez simplement dans un premier temps écrire "ok" ou "non" à côté.

- Dressez une liste des situations passées ou actuelles qui vous ont marqué, et avec lesquelles vous n’étiez pas, ou n’êtes pas en accord.


Dressez ensuite une seconde colonne dans laquelle vous noterez :


- Ce en quoi VOUS croyez, Vs ce qu’on vous a inculqué, ainsi que VOS valeurs

- Remettez en question vos pilotes automatiques, et notez toutes les actions ou comportements que vous souhaiteriez garder, modifier ou éliminer.

- Notez enfin ce que vous auriez fait ou ce que vous aimeriez idéalement faire si vous ne deviez vous poser aucune question.

Laissez de côté le regard et le jugement de tous ceux qui vous entourent.


Une fois tout cela mis à plat, il est temps de passer aux choses sérieuses et de se mettre tout doucement à l’action !


Et pour commencer, quoi de mieux que le fameux…



3- APPRENDRE À DIRE NON

La peur du regard de l’autre, de son jugement, de sa réaction émotionnelle ou de son éventuelle frustration à la négation…

La peur du conflit, d’être rejeté ou pire, de ne plus être aimé ou de se sentir dévalorisé, constituent beaucoup de raisons qui peuvent nous empêcher de dire non.

Pour ma part, c’était un mélange d’être pointée du doigt et rejetée en famille, de décevoir mes amis, et de ne pas être appréciée à ma juste valeur dans le milieu professionnel.


Et je suis désolée de vous décevoir mais il n’existe aucune formule miracle, si ce n’est tout simplement… Qu’il faut se lancer !


Je vous propose quand-même de commencer avec quelqu’un avec qui vous seriez à l’aise de dire non, tel que vos enfants, vos parents, un collègue, pourquoi pas même commencer par le chien ?!


Il me semble que folle que je suis, je me suis entraînée la première fois à dire « non » à mon ancienne boss.

Mais vous me connaissez un peu maintenant… Je suis du genre « GO BIG OR GO HOME ».


J’étais évidemment ultra mal à l’aise et je craignais que le ciel entier ne me tombe sur la tête, mais je ne me suis pas dégonflée, et surtout, je ne me suis pas justifiée ; j’ai juste dit « non ».

J’ai tenu bon, j’ai répété l’exercice avec ma pauvre maman et la suite vous la connaissez...


Je reste toujours très alerte selon les situations qui varient et remettent parfois à mal ma facilité à dire « non ».

Mais le but pour moi dans un premier temps, n’est pas que ce soit facile, mais simplement d’en être capable.


Une fois cette étape à peu près intégrée je suis passée à celle d’après.



4- FIXER VOS LIMITES


En ayant entamé ce processus depuis le début, vous devez à présent à peu près connaître vos limites. Peut-être pas dans tous les domaines ou pour tous les sujets, mais vous en avez déjà assez pour commencer à en fixer.


La limite, c’est vous !

Fixer ses limites n’a rien à voir avec l’autre, mais avec l’amour et le respect que vous portez envers vous-mêmes.

Fixer ses limites n’a rien de négatif ou de dévalorisant, bien au contraire. C’est d’ailleurs ainsi, en étant en paix avec nous-mêmes, que nous sommes bien plus disponibles pour les autres.


Vous n’êtes ni dans le contrôle, ni dans la manipulation de l’autre, mais dans la protection de vous et de votre espace.


Cependant, vous devez bel et bien les faire respecter, et pour vous exercer, elles devront forcément être transgressées …


Voici quelques exemples quant à la manière dont vous pouvez fixer vos limites.


« Je peux changer mes jours de repos avec mes collègues mais je ne serai pas disponible si je ne suis pas prévenue X jours à l’avance. »


« Je serais ravie de continuer cette conversation avec toi mais si tu cries, je raccroche »


Dans ces deux cas, vous n’imposez rien à l’autre.

Vous leur laissez libre choix en faisant clairement preuve de votre intention de faire un pas vers l’autre, tout en exprimant vos limites, ET VOUS VOUS Y TENEZ.


Par ailleurs, je garde en tête que mes interlocuteurs ne sont pas là pour me comprendre. Pour une communication fluide et pour le respect de ma relation, je trouve personnellement important d’expliquer sereinement mes limites, mais je ne me JUSTIFIE jamais, entendons bien la nuance…


J’en suis moi-même arrivée à un stade où il peut m’arriver de dire clairement « tu me l’as déjà demandé et je t’ai répondu, je n’ai pas à me justifier. »



5- OSER VOUS EXPRIMER

Hors de question de s’arrêter sur notre lancée !


Après avoir réussi à exprimer nos limites, pourquoi pas carrément exprimer nos envies et nos besoins.


Qui ai-je envie de devenir ? Comment est-ce que je me visualise ? Quelles petites actions je peux mettre en place pour atteindre mon objectif ?


Un exercice qui m’a beaucoup aidé était d’abord de visualiser la personne que je souhaitais devenir, celle que j’estimais en réalité être moi, et que je bridais.


Avant un entretien, un évènement ou une rencontre importante, je prenais le temps de fermer les yeux et de m’imaginer dans la situation à venir ; j’imaginais ce que je voulais ressentir à ce moment-là, la posture que je voulais adopter, la façon dont je voulais parler…


Je visualisais puis j'incarnais.

Cela ne m’empêchait évidemment pas de ressentir de l’inconfort lors de ces situations, mais pour ceux qui connaissent le fabuleux pouvoir de celui-ci, mon cerveau s’y était préparé et mon corps obéissait.


Oser s’exprimer, c’est accepter que l’on ne peut être aimé par tout le monde et c’est OK !


6- N’ESSAYEZ PAS DE SATISFAIRE TOUT LE MONDE

La personne la plus importante c’est vous.


Cela ne veut pas dire que vous ne deviez jamais rendre service, être présent ou aider les autres.

Mais restons toujours dans la limite de ce que l’on est capable de donner sans se brider, se frustrer, ni s’épuiser.


Rappelez-vous que lorsque vous devez faire un choix, il est fort probable que certains se sentent lésés ; mais il n’est pas nécessaire que la personne lésée soit toujours la même... Vous !


Notre quotidien consiste à faire des choix, et plus particulièrement à définir nos priorités en acceptant le fait que nous ne pourrons répondre à la demande de tous comme ils le souhaiteraient, et que certains en sortiront forcément frustrés.


Car il arrive parfois que « faire de notre mieux » consiste à faire des compromis, des ajustements ou tout simplement de dire non…

7- LES ÉMOTIONS DES AUTRES NE SONT PAS VOTRE RESPONSABILITÉ

Lorsque l’on intègre pleinement que les émotions des autres ne sont pas notre responsabilité, nous sommes alors capables de prendre une réelle distance émotionnelle avec ceux qui nous entourent.


Nous avons tous notre histoire.

Une histoire plus ou moins présente et douloureuse, qui interfère dans la perception et l’interprétation que l’on a du monde qui nous entoure.

Je vous conseille de lire « Les 5 blessures de l’âme » de Lise Bourbeau si vous souhaitez en connaître davantage sur vos émotions.



Ainsi, je comprends que si la personne se sent blessée par mes mots ou par mes actes, ce n’est pas parce que je me suis permise de dire ce que je pensais ou d’être moi-même, mais parce que cette personne souffre d’une blessure qui la mène à interpréter mon comportement selon son propre prisme.


Un très bon exemple se fait d’ailleurs sur les réseaux sociaux, où les gens déversent gratuitement leur haine pour en réalité, exprimer inconsciemment leur propre souffrance.


8- OSER DONNER SON OPINION

Sans même le vouloir, je dois admettre que j’apprécie particulièrement le lien entre le fait de donner son opinion avec celui des réseaux sociaux.

Car pour ceux qui en font leur métier, les réseaux sont un excellent moyen de comprendre que dans la mesure où vous ne plairez pas à tout le monde, autant vous plaire à vous-mêmes…

Il paraît évident que plus le nombre de personnes qui vous suivent augmente, moins vous plairez à tout le monde.


Mais donner son opinion, c’est s’autoriser à être libre dans l’expression de soi.

C’est à la fois laisser les gens mieux nous connaître, mais aussi partager une partie de nous et parfois même accepter d’avoir un impact sur les autres.


Personnellement, ce n’est pas quelque chose de simple pour moi qui malgré mon aisance à communiquer et mon côté sociable, suis quelqu’un de plutôt réservé de nature sur mes sentiments et mes émotions.

Donner mon opinion revient pour moi à me dévoiler et me fait parfois l’effet d’un fort sentiment d’intrusion de la part des autres.


Est-ce lié à une peur du jugement ? À méditer de mon côté…


Et pourtant, mon métier aujourd’hui me permet de me challenger et me demande de m’exprimer toujours plus, sur tous les sujets.


Pour finir, oser exprimer son opinion, c’est aussi faire le tri autour de vous, des personnes qui ne vous acceptent pas tel que vous êtes réellement, pour vous entourer de ceux qui vous apprécieront dans toute votre vérité.



9- VOUS N’ÊTES PAS PARFAIT ET C’EST OK

Et si après tout ça, on soufflait un peu !

Juste en partant du principe que personne sur terre n’est parfait, et qu’il est tout simplement déplacé de la part des autres d’essayer de guérir leur trouble de la perfection à travers nous.


Sachant que la perfection est subjective, pourquoi s’acharner à vouloir que tout soit parfait ?


Personnellement, bien que j'ai été prise au piège de mon éducation, c’est aussi grâce à ma famille que j’ai compris qu’il était absolument inutile d’essayer "d’être parfait".


Il y a encore peu, je passais un temps fou, je mettais une énergie incroyable et je retournais mon cerveau dans tous les sens, dans l’espoir de satisfaire la demande de la personne en face, qui comme vous vous en doutez, avait toujours quelque chose à critiquer, voire carrément repassait derrière moi pour bien appuyer le fait que je n'avais pas été à la hauteur de ce qu'on m'avait demandé.


Et non, ce n’est pas parce que c’était mal fait, mais bel et bien parce que ce n’était pas exactement comme ELLE le souhaitait, comme ELLE l'aurait fait selon sa notion de ce qui est "parfait".

J’ai enfin compris qu’il ne servait absolument à rien d’y mettre tant d’effort puisque de toutes façons la personne allait y repasser.


Et je vous assure que c’est encore le cas aujourd’hui... Histoire vraie !


Il suffit donc très souvent de simplement faire de son mieux.



10- SE DÉTACHER DU REGARD ET DU JUGEMENT DES AUTRES


Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire qui se cache derrière cette photo, je vous invite à jeter un oeil à ma page Instagram, https://www.instagram.com/panthea_paris/?hl=fr .


Pour nous autres, il est temps de clôturer cet article avec notre dernier point: se détacher enfin du regard et du jugement des autres.


J'ai envie de terminer cet échange en vous rappelant que nous n'avons qu'une seule vie, et qu'il serait bien dommage de nous restreindre, de nous priver, de nous frustrer ou de vivre de regrets...


Pour ma part j'ai attendu d'en arriver au burn out pour n'avoir aucun autre choix que de DEVOIR m'occuper de moi.

Comme si le burn-out était la seule excuse valable et légitime pour faire accepter aux autres que j'avais besoin de me placer en priorité.

Penser à soi n'est pas égoïste, et ce burn-out, malgré sa difficulté fut pour moi une vraie bénédiction, puisqu'il m'a appris à m'écouter et à prendre soin de moi avant d'en arriver là.


Je vous souhaite à tous d'être pleinement vous-mêmes et espère partager avec vous, et lire en commentaires, vos difficultés mais aussi vos astuces et vos succès.




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