Mes projets, du rêve à la réalité

« Ne laisse pas le bruit des opinions des autres t’extirper de ta propre voix intérieure » Steve Jobs

J’ai quitté mon boulot en juillet 2019 alors que j'étais en burn out.


À la sortie d’un poste de direction d’une boutique de luxe, sur l’une des avenues les plus prestigieuses du Monde, j’étais tout simplement épuisée.


Je ne suis pas partie en bon terme avec ma société, mais mes débuts de procédure un peu plus corsée, m’ont permis de négocier une rupture conventionnelle, qui me donnait l’opportunité de faire enfin ce dont j’avais toujours rêvé : lancer mon propre projet.


Lorsque j’avais 10 ans et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais que je voulais "créer".

Une phrase à la fois insignifiante et pleine de sens, tant elle laisse ouvert le champs des possibilités; car l’idée même de la création est l’opportunité de faire de vos rêves une réalité.


Alors lorsque ce moment est arrivé, j’ai pu enfin prendre le temps de réfléchir à ce dont j’avais vraiment envie, et surtout, comment je pouvais donner sens à cette phrase, qui me trottait depuis maintenant bien trop longtemps.


J’ai déjà failli tout quitter à plusieurs reprises pour me lancer, mais chaque fois, venait à moi une opportunité que je voulais saisir pour apprendre et évoluer.

Ce sont d'ailleurs ces mêmes opportunités qui m’ont permis d’acquérir toutes les connaissances que je mets aujourd'hui à profit.


Lire aussi, "Connais-toi toi-même"
COMMENT J’AI DÉFINI MON PROJET?

Je ne vais pas vous mentir, j’étais dans un tel état de faiblesse lorsque j’ai quitté mon boulot, que j’étais mitigée entre une envie forte qui me dévorait, d’entreprendre et de faire enfin ce que je voulais, et une souffrance qui elle, me dévorait littéralement.


Depuis quelques mois déjà, bien que j’étais toujours en poste, je réfléchissais à ce que je voulais faire de ma vie.


Passionnée par le maquillage et plus globalement par la beauté - et non, je ne suis pas du signe de la balance pour rien - il était instinctif pour moi de faire des recherches axées sur ce sujet.

Être make up artiste, ouvrir un salon, un nail bar, faire une formation... Un sujet vaste qui m’offrait bien des options!


En parallèle, j’avais déjà pris l’habitude depuis un moment, d’écrire chaque matin dans un journal que je tiens toujours.

Mais à cette époque particulièrement, j’avais besoin d’extérioriser beaucoup d’émotions; et ouvrir une page blanche sur mon ordinateur

pour évacuer tout ce qui me passait par la tête, était pour moi un acte salvateur.


Juste avant de quitter mon travail, totalement perdue, avec le sentiment que j’étais dans une période dans laquelle j’avais besoin d’accompagnement, j’ai commencé à regarder si il existait des personnes qui pourraient m’aider à définir mon projet.


C'est alors que je suis tombée sur un coach dont j’avais lu le parcours très similaire au mien, avec sa connaissance du monde du retail et un bon burn out, qui l’a également poussé à lancer son business, et avec qui j’ai tout de suite pensé que ça pouvait fonctionner.


J’ai investi dans un package de 10 séances pendant lesquelles nous avons défini petit à petit et de façon pragmatique, un projet en lien avec mon parcours, mes compétences, mes forces et ce que j’aimais.


Nous sommes partis sur l’idée d’offrir une expérience exclusive et sur mesure aux femmes qui le désiraient, pour répondre à leurs besoins définis ensemble, lors d’un rdv préalable à notre rencontre.

Une journée à Paris avec découverte de lieux exceptionnels, privés, expériences hors du commun ou conseil en image et shopping personnalisé, le tout dans un cadre très exclusif.

Tout était possible.


J’ai mis en place deux journées pour deux clientes, avec des activités différentes telles que, la découverte d'un restaurant atypique, une séance particulière de flying yoga, la création d'un parfum sur mesure dans un atelier parisien, une session shopping...

Seulement voilà, l’idée même de passer des journées entières à déployer un surplus d’énergie pour leur faire passer un bon moment, pendant que je supervise et orchestre le tout, était déjà pour moi un vrai supplice.

Un sentiment qui me ramenait tout droit à ma dernière année passée: sourire bêtement et m'investir à fond les ballons pour rendre les autres heureux, sans me faire du bien à moi.


Puis, comme rien n’arrive jamais par hasard, au moment où ces deux personnes devaient venir à Paris, nous sommes rentrés dans la première vague de l’épidémie de Covid, qui a décalé leur voyage à toutes les deux.

J’étais tellement soulagée que j'ai bien compris que ce n'était pas ce dans quoi je devais me lancer, bien que je trouve toujours à ce jour, ce projet particulièrement intéressant.

Mais ce processus n'était en rien une perte de temps ou d'argent puisqu'il m'a mené à comprendre enfin ce que je voulais faire vraiment.

Et oui, ces activités là, je voulais les vivre MOI...


Il faut dire que j’étais dans une période pendant laquelle me faire du bien, était passée en priorité; au dessus de tout business plan ou de tout projet raisonné.

C'est le jour où j'ai décidé qu’il n’était plus question d’agencer ma vie autour de mon boulot, mais bel et bien d’agencer mon boulot autour du mode de vie auquel j’aspire.


Alors, la question à plusieurs millions: Comment gagner ma vie en faisant tout ce que je veux et comme je le veux ?



COMMENT J’AI ENTAMÉ MON PROJET?

Je ne connaissais pas du tout le milieu d’Instagram, des influenceurs, youtubeurs et bloggeurs auxquels je ne m'étais jamais intéressée.


J’ai regardé un peu ce qui se faisait, et comme j'avais besoin de me faire connaître, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs, j’ai commencé à me lancer, très difficilement.

Car comme beaucoup de personnes malheureusement, j’avais un à priori sur ces activités que je ne considérais même pas comme des métiers.


Ma première story était pour moi un vrai calvaire.

Me montrer face caméra, parler, entendre ma voix. Le principe même du selfie me donnait l’impression de passer pour une cruche.

Qu’est-ce que les gens allaient penser?

J’avais pourtant des choses à dire, j’étais en burn out, j’étais perdue, mal dans ma peau, j’avais pris 7 kg, entamé un rééquilibrage alimentaire et j’avais envie de partager mes difficultés, mes expériences et mon histoire; car j’étais persuadée que d’autres femmes que moi vivaient, ou avaient déjà vécu des émotions, des peurs ou des frustrations similaires, peu importe le sujet.


Le besoin de prendre soin de moi, de m’écouter, de respecter mon rythme peu importe ce que je faisais était si fort, que je ne pouvais pas entamer mon projet autrement qu'en me disant « commence quelque part, fais ce qui te fait du bien et ce qui te fait vraiment plaisir, et tu verras où ça te mènera ».


Comme l’a si bien dit Herb Kheller, fondateur de, Southwest Airlines, « Nous avons un plan stratégique, ça s’appelle faire quelque chose »


Alors j’ai commencé à vous parler de mon rééquilibrage alimentaire, à partager avec vous mes séances de sport tout en sortant de ma zone de confort; car je ne me sentais bien ni dans ma tête ni dans mon corps mais je partageais, je vous montrais…

Puis j’ai proposé des recettes, je vous ai parlé de mes angoisses, évoqué des astuces bien-être, j’ai pris des photos, bref…quelque chose se construisait.


C'est alors que j'ai décidé de rassembler tout ces sujets et de créer un blog qui allierait toutes ces choses qui nous font du bien: beauté, développement personnel, alimentation, sport...


Lorsque j'ai commencé, chaque chose, chaque sujet, était à la fois une source de plaisir et une vraie torture.

Des choses que je mets aujourd’hui 5 min à réaliser se faisaient à l’époque en 5 jours, 1 mois ou 1 an.

Je suis partie de zéro: zéro connaissance, zéro compétence.


J’ai mis des mois à maîtriser à peu près les photos « instagrammables » ou « édito » et je suis encore loin du niveau auquel j'aspire. Des mois à trouver le bon matériel, les bonnes applications pour gérer mes photos, mon feed Instagram, mes vidéos, trouver mon style, mon image...

J'ai appris à me filmer, à faire des tutos mais aussi des montages son et des montages vidéo.

J’ai créé mon site internet pendant près de 7 mois, que j’ai complètement recommencé à six reprises, avant son lancement. Du web design, aux photos et à la création de son contenu...


En bref, le moindre sujet demandait des semaines d’apprentissage et rien, je dis bien RIEN, n’était rapide ou simple.


Et vous savez quoi, tout ça était loin d'être la partie la plus difficile de ce que je fais aujourd'hui.



MES PLUS GRANDES DIFFICULTÉS


Je tiens particulièrement à partager avec vous cet aspect là du processus de développement d'un projet car personnellement, je n’entends pas assez parler des difficultés que les gens ont rencontré avant leur lancement.


Alors oui, on entend ou on lit souvent que lancer son projet n'est pas facile et que certains ont vécu des échecs avant de réussir.

Mais personne ne parle réellement du fait que:


Être entrepreneur, c'est avant tout un mental.

C'est croire en vous, sans laisser personne vous faire douter de votre projet, et surtout croire en lui comme VOUS l'imaginez. C'est avoir la force nécessaire qui vous mènera à la réussite quoi qu'il arrive, coûte que coûte et sans deadline, car la deadline, c'est le jour où vous réussirez.


La première chose que je conseillerais à tout le monde, et vous savez que je ne donne jamais de conseil car je pense qu’ils sont toujours propres à chacun, mais pas celui-ci; c’est de ne pas demander et de ne pas écouter (parce que parfois on ne leur demande même pas), l’avis de toutes les personnes qui veulent bien vous le donner.


Rien de plus insupportable que d’entendre des gens vous donner des conseils sur quelque chose qu’ils n’ont jamais entrepris eux-mêmes et n’ont pas la moindre intention d’entreprendre.


Rien de plus démotivant que les gens autour de vous qui ne font que parler avec leur propre perception, avec leurs propres peurs, pour soulever les éventuels problèmes et difficultés que vous allez rencontrer.

Alors à ces personnes là, bien qu’elles soient persuadées d’accomplir une action pleine de bienveillance, je réponds aujourd’hui que:


"si tu n’as pas monté ton propre business ou que tu n’as pas de solution à me suggérer au problème que tu soulèves, alors tu as le droit de la fermer."

Je vous propose de parcourir ensemble le top 5 des phrases les plus inutiles que j’ai entendu:

« Je m’inquiète pour toi »

-Bien que j'ai conscience que tu t'inquiètes par amour, je ne m’inquiète pas pour moi. Il n’est donc pas nécessaire de me véhiculer ta peur et ton inquiétude qui pourraient être pour moi une source de stress supplémentaire et inutile.


« Oui mais du coup, pour réussir, il te faut des followers »

- Merci à ton éclair de génie de m’avoir fait prendre conscience que pour un métier de visibilité, j’ai besoin d’un publique qui me suive pour réussir...


« Oui mais un projet ça se lance pas comme ça, il faut de l’argent »

- Tous les projets ne nécessitent pas un budget au commencement.

Beaucoup des personnes mondialement reconnues pour leur réussite professionnelle planétaire, n’ont pas commencé avec un investissement financier.

Et quand bien même j’aurai un jour besoin d'investissement, je trouverai un moyen.

"Tu ne peux pas lancer un projet sans un business plan"

Je ne peux pas créer de business plan tant que je ne sais pas exactement ce que je veux faire et comment je veux donner vie à mon projet, mais je ne compte pas attendre une illumination les bras croisés. Je vais déjà commencer par faire des choses, et je verrai au fur et à mesure ce qui me plaît et quelle direction je souhaite emprunter.


«Tu seras bien obligée d’accepter des projets juste pour te faire connaître »

- Non, je n’arriverai pas là où je souhaite aller en acceptant des projets qui ne me correspondent pas .

Je n’accepte pas 3500€ pour faire une vidéo de 30 sec si j’estime que ça ne colle pas avec ce que je souhaite véhiculer, sous prétexte que j'ai besoin d'argent. Car aujourd'hui, ma priorité est de gagner la confiance des personnes qui me suivent et non de perdre en crédibilité (histoire vraie).

Je ne travaillerai pas non plus pour la marque la plus connue au Monde, si celle-ci exploite ses employés et a une politique de fabrication de masse, si mon objectif final est de lancer une marque éthique et éco-responsable.


L'importance de la visibilité, évidemment que je la comprends, mais je pense qu’il faut savoir rester cohérent avec ses objectifs.


Quelqu'un m'a dit un jour "Parfois, le chemin le plus court est de prendre son temps".


Et en parlant de cohérence, je pense aussi à toutes ces personnes qui m’ont innocemment proposé de corrompre mon intégrité et mes valeurs, sous prétexte de réussite ou de toucher un joli cachet.

Et à ça aussi, j'ai dit « NON ».


Attention, il m’a fallu beaucoup de temps, d’apprentissage, notamment à me faire confiance, pour arriver à dire non à un projet bien payé que je pouvais boucler en une demi-journée.

C’était l’une des décisions les plus difficiles que j'ai eu à prendre car j’avais vraiment besoin de cet argent.

Mais j’étais sincèrement en paix avec moi-même, et fière de ne pas avoir compromis ce en quoi je crois par peur de manquer.



Vous l'aurez compris, cette année était épuisante sur tous les points.

À la fois sur le plan de la découverte, des aspects techniques et par, disons le clairement, mon incompétence sur tous les sujets.


Mais plus épuisant encore était de perdre mon temps à discuter avec des personnes qui pour moi, n’ont pas l'esprit entrepreneur et de n'avoir personne pour m'aider, partager, échanger.


Je parle donc de mes projets à peu de gens qui m’entourent et le sentiment de solitude se fait souvent ressentir.


Luis Garcìa, footballeur espagnol a dit « La consistance est la chose la plus difficile quand personne n’est là pour vous applaudir. Dans ces moments là, vous devez vous applaudir tout seul et être votre plus grand fan »


J’ai eu l’occasion de lire les biographies de personnes que j’admire profondément pour leur réussite professionnelle.

Et j'ai remarqué que ces personnes avaient toutes une chose en commun:


Leurs idées et leurs façons de faire allaient à l’encontre de tout ce qui paraissait juste, cohérent ou de ce que leur entourage suggérait.

Bien que je ne puisse pas réellement partager, ce sont ces personnes là qui m'inspirent et que j'ai choisi d'écouter ou de lire.


Je terminerai ce chapitre sur deux phrases de Steve Jobs, un homme dont j’admire le parcours et que je considère comme un mentor:


« L’intuition est une chose très puissante, plus que l’intelligence ».

« Ne laisse pas le bruit des opinions des autres t’extirper de ta propre voix intérieure »

OÙ J’EN SUIS APRÈS UN AN ET DEMI?


09 Septembre 2021


Fin de mes allocations chômage et juste de quoi tenir le mois sur mon compte en banque.


Un an et demi que je construis et que je pose mes fondations.


Priorité du jour: trouver un job alimentaire en temps partiel pour gagner de quoi arrondir mes fins de mois tout en gardant du temps pour me consacrer à mes projets.

Garde d'enfants, sortie de chiens, restauration... peu importe le job, mon projet reste ma priorité.


Tellement de choses ont avancé. J'ai appris, j'ai construit et j'ai grandi mais bien que tout soit palpable, rien n'est encore concret.


J’ai lancé mon blog que j’alimente chaque semaine par l'envoi de ma newsletter, tout en continuant à créer du contenu pour ma page Instagram, TikTok, LinkdIn et Facebook.


J’ai lancé ma chaîne bien-être sur YouTube, où j’y mets pour le moment essentiellement des tutos make up, mais que je ne vais pas tarder à diversifier.


J’ai participé à une émission de TV sur l’une des plus grandes chaînes françaises qui sera prochainement diffusée et dont les enjeux sont pour moi vraiment importants.


J’ai enfin posé des mots sur ce que je fais aujourd’hui car je n’arrivais pas à me définir: je suis rédactrice Web pour mon blog et animatrice de ma chaîne bien-être.


J’ai créé un media kit que j’ai envoyé par e-mail à des rédacteurs chef, restés pour le moment

sans réponse.


J’ai découvert un fort engagement de la part de ma communauté envers mon blog et ma chaîne YouTube, et je vous remercie infiniment de me suivre et de me soutenir dans ce que j'entreprends, avec vos lectures, vos "likes" et vos commentaires.


J’ai trouvé un boulot alimentaire qui ne me permet pas de vivre mais d’arrondir les fins de mois, et qui me permet de jongler avec mon projet pour le moment.

Je dors en moyenne 5h et je bosse 18h.


Je suis toujours à la recherche d'un temps partiel pour trouver la paix financièrement pour les quelques mois à venir.

Je suis à la fois sereine et angoissée, heureuse et épuisée, gratifiante et impatiente.

Je travaille sans relâche pour atteindre mes projets de vie et faire de mes rêves ma réalité.


Mon état d’esprit aujourd’hui?


Je suis combattive.

J'ai peur autant que je suis confiante, mais je n’ai pas peur de laisser la moitié de ce que j’ai derrière moi, pour vivre cette vie qui j’en suis persuadée, sera mienne à force de passion, détermination et persistance.



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