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Burn-out, je reprends ma vie en main

C'est après 5 années pendant lesquelles j'ai repoussé bien au delà de mes limites et de mes capacités mentales, émotionnelles et physiques, que j'ai ressenti le besoin de me reprendre en main.


Malheureusement, cet état d'épuisement avait eu raison de ma motivation et transformait la plupart de mes envies simples, en actions extrêmement difficiles à mener. Je sentais qu'il était temps pour moi de retrouver un rythme et une hygiène de vie qui me correspondent, sans que ce besoin ne devienne une pression ni une charge mentale supplémentaire.


Voici donc quelques astuces qui m'ont permises de me reprendre en main et qui je l'espère, vous feront également du bien.



1- Pourquoi faire des balades régulièrement?


- Calmer son mental pour éviter le burn-out

Ne sous-estimez JAMAIS le pouvoir des balades.


Attention story time...


Nous sommes en Juin 2019, je sors d'une journée de travaille type, après laquelle je me sens surchargée et pressurisée, le tout dans un environnement que je déteste et une équipe ingérable.


À cette époque, j'étais au bout d'un cycle sans le savoir.

Ça faisait quelques mois que je ne supportais plus grand chose et que j'avais commencé à imposer mes limites malgré ma peur de ne plus évoluer.

Or à ce stade, il ne s'agissait même plus de mon poste, de mon image ou de mes objectifs tant mon corps n'était plus capable de supporter la douleur que je lui infligeais.


En parallèle, nous venions d'adopter notre chienne Scarlett qui, je ne vous le cache pas, fut une charge mentale supplémentaire puisqu'au delà des balades, j'accorde beaucoup de temps à éduquer mes chiens. Dès son arrivée, nous avons instauré avec mon mari un rythme de deux balades quotidiennes au parc, dont une effectuée par moi-même en fin de journée.

Ce soir là, en rentrant chez moi, j'ai ressenti quelque chose pour la toute première fois.

J'avais l'impression que mes neurones allaient littéralement lâcher dans mon cerveau et je m'imaginais déjà un scénario dans lequel je devenais complètement folle à tel point qu'on allait devoir m'interner.


Oui, voilà la détresse mentale dans laquelle m'avait plongé le burn-out...

Imaginez donc ma motivation à l'idée de rentrer récupérer Scarlett pour ensuite aller me balader...

C'est après 20 minutes de promenade en nature seulement que j'ai soudainement réalisé à quel point mon cerveau était apaisé, et cet état de nervosité quasiment évaporé. Mes pensées qui se bousculaient avaient repris leur calme et mon corps quant à lui était bien plus léger.


J'étais sidérée...


Depuis ce jour, j'ai réellement pris conscience des bienfaits d'une bonne promenade, particulièrement après une journée chargée pour ralentir mon rythme, m'apaiser et vraiment déconnecter!


- Calmer les crises d'angoisse

J'ai le souvenir d'une nuit pendant laquelle j'ai vécu l'une des pires crises d'angoisse de ma vie.

Elle avait commencé par une simple nausée puis s'était transformée en troubles intestinaux, insomnie, vertiges et convulsions...


Je ne réveille jamais mon mari lorsque je suis malade. À part l'empêcher de dormir, je n'en vois pas vraiment l'utilité. Mais cette nuit là, lorsque je suis sortie de la salle de bain avec un voile noir devant les yeux et à deux doigts de tomber dans les pommes, je me suis empressée de l'appeler.

Après m'avoir aidé à prendre une douche froide, réflexe instinctif qui je l'ai découvert après quelques années, s'avère être une vraie astuce pour lutter contre les crises d'angoisse, je suis retournée au lit en convulsant comme jamais...


À 6:30 du matin, dès lors qu'un petit brin de lumière se levait, je décidais de sortir me balader.

C'est encore après une petite demi-heure de marche rapide cette fois, que j'ai découvert combien activer mes jambes me faisait le plus grand bien. Je sentais au fur et à mesure de cette balade que mon corps se détendait, le rythme de mon cerveau se calmait et mon état d'angoisse général s'apaisait.


Les balades sont donc non seulement rentrées dans mon quotidien, mais ont également pris une place importante comme technique thérapeutique, avec quelques pratiques que j'ai mises en place au fur et à mesure des années pour calmer l'anxiété et prévenir du burn-out.



2- Reprise du sport en douceur


- Reprendre le sport

C'est une grande erreur de croire que parce qu'on est très sportif, on est toujours motivé à faire du sport...


Malgré un rythme sportif relativement élevé, entre le stress, la charge mentale et le mal-être que je ressentais, le sport était devenu la dernière de mes priorités.


Résultat, j'ai pris 8 kilos en seulement 6 mois.


Lorsque je me suis rendue compte que je changeais régulièrement de taille de jean et que NON, le problème ne venait pas de mon jean... j'ai décidé qu'il était vraiment temps de me reprendre en main aussi à ce sujet.


Or non seulement je n'avais AUCUNE motivation, mais je ne sais pas si c'est également votre cas, mais moins je me sens belle physiquement, moins j'ai envie de faire d'efforts, et donc... aucune envie de faire du sport...

Est-ce que c'est cohérent? Aucune idée, en tous cas c'était ce que je ressentais.


C'est après avoir repris quelques séances qui ne me motivaient pas qui ne me donnaient absolument pas envie de m'y remettre les prochaines fois, que j'ai compris qu'il fallait que j'aborde les choses différemment

J'ai donc repris le sport en commençant par de petites séances de 10 à 15 min trois fois par semaine seulement. Ce qui était assez pour avoir bonne conscience, travailler mes muscles avec de bons mouvements ET me donner envie de recommencer à la séance suivante tout en instaurant une routine sportive que je pouvais maintenir.

Cette période de ma vie m'a permis de prendre conscience de l'importance d'écouter mon corps sans pour autant me laisser aller. Il m'était certes impossible d'agir avec un sentiment de violence mais je ne voulais pas non plus rester sans bouger.


Trouver mon équilibre fut pour moi le meilleur moyen de retrouver l'envie et l'énergie de reprendre une activité sportive. C'est d'ailleurs à cette même période que j'ai compris que la longueur des séances n'avait pas d'importance si je travaillais les bons mouvements, qu'ils étaient bien effectués et que le rythme de mes séances était lui-même régulier.



3- Rééquilibrage alimentaire & burn-out


- Alimentation et compulsions

La période finale ou celle je pourrais définir comme "bouquet final" pendant laquelle j'étais en burn-out, fut aussi celle des pires troubles alimentaires.

Entre compulsions, boulimie et hyperphagie, je mangeais sans m'arrêter, je sautais des repas ou mangeais à des horaires complètement décalées, et mon intérêt pour des aliments que je ne mangeais jamais auparavant comme des biscuits et des gâteaux grandissait.

Le soir, avec l'état de fatigue dans lequel je me trouvais, je me dirigeais constamment vers la facilité et n'avais donc plus AUCUN repas équilibré.

Mais les 8 kilos que j'avais pris en seulement six mois ont été un tel choque pour moi que je ne voulais pas continuer comme ça.


Seulement voilà, comment se reprendre en main quand on est prisonnière de ses compulsions alimentaires?

J'espère sincèrement que tous les nutritionnistes prendront en compte un jour l'état émotionnel de la personne avant de lui proposer quelconque alimentation... À cette époque, on pouvait me donner les meilleures recettes et les plats les plus gourmands et équilibrés du Monde, je n'y arrivais pas!


Après des journées de larmes et de frustration, j'ai donc décidé de garder la base qu'elle m'avait conseillé tout en faisant comme je le sentais, en écoutant mon corps et ses capacités et en gardant en tête mon objectif de perdre du poids. Je n'achetais plus d'aliments que je ne voulais pas consommer au quotidien sauf en cas de compulsions alimentaires, où j'allais acheter directement l'aliment dont j'avais envie en petit format, et pour lequel je prenais littéralement le temps de dé-gus-ter chaque bouchée; ce qui était assez pour assouvir mon sentiment de compulsion de façon modérée et limitée.


Ainsi, je trouvais peu à peu un équilibre entre mes plats et les compulsions alimentaires que j'avais, et surtout, je ne craquais pas sans limite après des jours de frustration sur des aliments que je ne voulais d'ailleurs pas éliminer de mon alimentation, mais simplement exclure d'une sorte d'habitude qui s'était installée.


- Comment j'ai perdu du poids

L'une des clés de la réussite selon moi lorsque l'on veut perdre du poids, c'est l'indulgence!

Et oui les filles... L'indulgence envers notre corps qui à travers la prise de poids essaye simplement de nous faire passer un message que l'on ne comprend pas.


Comment ne pas aimer ce corps qui à travers les compulsions alimentaires, nous permet parfois de survivre à notre état de stress? Comment ne pas aimer ce corps qui m'a permis de réaliser que quelque chose dans ma vie n'allait vraiment pas?

Merci de m'avoir fait prendre conscience de tout ça, merci de m'avoir aimé au point de me passer à travers toi, les messages que je n'entendais pas.

Aujourd'hui, c'est à mon tour de t'aimer et de prendre à nouveau soin de toi.


Cette période m'a donc également appris à être indulgente, patiente et à accepter mon corps tel qu'il était.

Ce n'était pas facile tous les jours, je ressentais parfois encore de la tristesse ou de la colère de m'être laissée tellement changer, mais je me rappelais systématiquement que mon corps était là pour m'aider et que j'étais en train de tout faire pour le retrouver tel qu'il était.



4- Dire non lorsque j'en ai envie


-Apprendre à dire "NON"

L'une des principales raisons pour lesquelles certains en arrivent au burn-out est entre autres leur incapacité à savoir dire non.


Ne pas dire "non" pour toujours se montrer capable, se montrer présente, se montrer forte, polie, gentille, disponible, ne pas être rejetée ou abandonnée, bref, nombreuses sont les raisons. Or à force de vouloir être partout et de vouloir plaire à tout monde, on en vient à oublier de prendre soin de nous.


Pendant très longtemps j'ai eu beaucoup de mal à dire "non". Aujourd'hui encore, il m'arrive de sentir parfois une réticence que j'écoute toujours, mais que je décide d'affronter plutôt que de la laisser me décourager.


Je m'entraînais d'abord à dire "non" concernant des sujets relativement simples qui ne me mettaient pas dans une situation trop malaisantes, puis je répétais cet exercice au point d'être de plus en plus à mon aise et de pouvoir par la suite, basculer sur des sujets qui me paraissaient plus compliqués.

La seule règle que je m'étais imposée était celle de ne jamais accompagner ce "non" d'un mensonge. Si je voulais annuler un RDV à la dernière minute parce que je ne me sentais pas bien moralement ou que je n'avais tout simplement pas envie de sortir, il n'était pas question de prétexter une urgence ou une excuse bidon!

Pour commencer, globalement je ne mens pas. Bien que cela me soit évidemment déjà arrivé dans des situations qui me mettaient particulièrement mal à l'aise, ce n'est pas un mode de fonctionnement chez moi.

Mais attention, le mensonge est également un moyen de protection, un mécanisme de défense et parfois un instinct de survie que je ne critique absolument pas et qui peut être une bonne source d'introspection.


Mais c'était MA règle.

Je m'excusais en disant simplement et sans me justifier que je ne me sentais pas bien ou que je n'avais pas envie de sortir et que j'apprécierais qu'on se voit une prochaine fois.

Sans savoir vous expliquer pourquoi, cette action était précisément pour moi d'une très grande difficulté. Mais que l'on soit bien clair, dire "non" est un exercice difficile pour plus de personnes que vous ne l'imaginez, et c'est seulement en pratiquant que l'on apprend à mieux gérer ce malaise.


Il est important d'intégrer l'idée que votre bien-être doit être votre priorité, que vous avez le droit de penser à vous et qu'il n'y a aucune forme d'égoïsme à cela!

Puis d'ailleurs, et si vous étiez égoïste parfois? Et si vous aviez envie de dire "non" par caprice, par simple esprit de contradiction ou parce que vous n'avez tout simplement pas envie d'être la bienveillance incarnée en permanence?

ET - BIEN - QUOI? Qu'est-ce qui se passera?


Il y a quelques semaines mon énergéticien m'a confronté à une nouvelle réflexion lorsqu'il m'a dit: "Il est temps d'accepter vos parts d'ombre Panthea".


ET oui, c'est juste OK d'avoir des défauts et de ne pas être parfait!


5- Définir mes limites avec ma famille


Pour vous dire la vérité, ce dernier point n'est pas quelque chose que j'ai mis en place à cette même période car je n'avais d'une part pas conscience de l'impact de ma famille sur mon état de santé, mais aussi parce que disons le clairement, la famille est une sacré pression mentale dont on a du mal à se détacher.


Au fur et à mesure, je prenais conscience des situations qui me mettaient mal à l'aise, me donnaient la migraine, me mettaient en colère ou pour lesquelles je semblais développer un véritable rejet. Plus le temps passait, plus j'apprenais à me concentrer sur ce que je ressentais, pour comprendre quels étaient mes besoins.


Au mois de Novembre 2022, après une journée entière à me sentir accablée, agressée et totalement déconnectée des personnes qui m'entouraient, j'ai passé 3 semaines avec une migraine dont il m'était impossible de me détacher.

Évidemment, je savais pertinemment à quoi cette migraine était liée.


La première chose que j'ai décidé de faire pour ne pas avoir à affronter la pression familiale tout en respectant la distance dont j'avais besoin, c'était de basculer notre groupe whats app dans les messages archivés. J'ai essayé au départ de les mettre simplement en sourdine, mais voir en permanence une pastille rouge et le nombre de messages non lus augmenter devenait pour moi une source d'anxiété.

Je me suis rendue compte à quel point le fait de ne plus répondre au téléphone tous les jours à ma mère ou ne plus aller voir ma famille chaque semaine me faisait du bien et me permettait de me recentrer sur moi et mes besoins.

C'est à ce moment là que j'ai aussi pris une décision qui fut extrêmement difficile non pas parce que je n'étais pas sûre de mon choix, mais parce que je savais que j'allais devoir affronter tous les membres de ma famille pour expliquer pourquoi, et que je ne savais pas si j'étais capable à ce moment là de gérer ce type de conversation.


Ma décision était prise, j'allais passer le premier Noël depuis 34 ans sans ma famille.


Et comme je ne mens pas, que mon mari ne fêtait pas Noël avec moi cette année et que je n'avais pas l'excuse d'une contre soirée organisée, j'ai dû en plus expliquer pourquoi je préférais passer Noël seule avec ma planche de fromage/charcuterie plutôt qu'avec ma famille.

Mais au-delà de les affronter tous, j'estimais aussi que je n'avais aucune raison de me justifier, et j'ai donc simplement partagé mon souhait de fêter Noël seule cette année.


Depuis ce jour, je n'assiste plus aux grandes réunions familiales qui sont pour moi une source d'angoisse et j'ai décidé de ne plus partir en vacances avec eux comme nous le faisions chaque année depuis ma naissance.

Pour finir, il m'arrive de voir encore deux ou trois membres de ma famille en dehors du "clan" de façon très modérée. Je ne suis ni en froid ni en mauvais terme avec qui que ce soit mais je ne ferai plus l'effort de garder des relations avec des personnes avec qui la seule raison pour laquelle nous gardions contact était parce que JE les appelais.


Enfin, après presque 9 mois pendant lesquels j'avais bien trop peur de franchir le pas, je me suis définitivement retirée de ce fameux groupe what's app et je m'en sens vraiment libérée.


Écouter mon épisode de podcast:J'ai grandi dans une famille dysfonctionnelle


Toutes ces décisions et ces actions ont été mises en place sur plusieurs années, au fur et à mesure que je déconstruisais mes peurs et mes croyances sur certains sujets.


C'est en expérimentant et en me retrouvant face à des situations d'inconfort que j'ai pris le temps de ressentir, observer et chercher ce qui m'irritait mais aussi m'apaisait.

C'est également en apprenant à m'aimer et à me respecter un peu plus chaque jour que j'ai su répondre à certains besoins et à faire de mon bien-être ma priorité.


Accordez-vous le droit de ne pas être prête pour de grands pas et prenez conscience que chaque petit pas que vous faites en direction de votre bien-être, est déjà une magnifique réussite en soi.

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